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 Stade Léonien Vs Implacables
Postée par majid le Friday 20 January 2012 à 10:25



vs



Match : Implacables Vs Stade Léonien

Effectifs : 18 implacables et 25 SL

Lieu : Eden Park de Buc

Météo : Soleil-Froid-Givre

Score : victoire des implacables 6 à 3





Interview exclusive et imaginaire (quoique) d’Olivier D., entraîneur des Implacables, qui revient au micro de l’envoyé spécial de la Gazette de Buc sur le match contre le stade léonien.



Olivier, votre équipe enregistre une nouvelle victoire et il semble que 2012 doive s’inscrire dans le prolongement d’un début de saison réussi…



– (indigné) Alors là, je vous coupe tout de suite, si vous appelez un début de saison réussi le fait d’enchainer 3 rencontres sans se prendre une fessée par une équipe de préretraités asthmatiques, alors oui, c’est un début de saison réussi. Mais si vous voulez voir du rugby, du vrai, avec des hormones dedans et des poils autour, je vous conseille plutôt d’aller faire un tour du côté du Cantal ou du Puy de Dôme.



Pourtant, c’est un nouveau bonus offensif, avec tout de même 6 essais marqués.



– Des essais, des essais… (il soupire). Ca c’est sûr pour marquer des essais, ils sont capables de se décoiffer un peu, mais le niveau de jeu est loin de mes espérances. La moitié plaque avec un sac à main, l’autre se remaquille dans les regroupements. Non, franchement, il y a du boulot…



Justement, parlez nous de vos techniques d’entrainements. On dit que vous avez révolutionné les mercredi soirs des Implacables ?



– Disons qu’avant c’était le club Med en moins violent, avec 30 G.O., et qu’aujourd’hui ils sont en train de toucher du doigt le niveau d’engagement qu’on est en droit d’attendre de poussins 1ère année. Du coup, ils arrivent enfin à gagner des matchs et ça leur fait tout drôle.



Revenons au match : le début de rencontre a dû vous décevoir, non ?



– Ben… on passe 20 minutes chez nous à subir, je dirais que c’est une tradition. Comme ça nos adversaires se sentent bien accueillis, en confiance. Toutes les semaines c’est pareil, il faut que l’on soit mené au score, arc-boutés sur notre ligne pour que l’on commence à se réchauffer le cortex. Là, on a juste attendu le dégel pour se rendre compte que leur neuf nous mettait la misère à chaque sortie de mêlée et que leurs gros avant plus envie de nous destroncher que l’inverse !



Qu’avez-vous pensé de la réaction de votre équipe ?



– Je vais être franc avec vous : elle m’a plu… mais ne croyez pas que je vais leur dire. Non non non, le message que je veux faire passer, c’est que l’on ne peut pas se contenter d’être une équipe à réaction. Maintenant, c’est vrai qu’il y a beau sursaut d’orgueil matérialisé par ce premier essai du vieux guerrier Dauriac. C’est tout un symbole pour les plus jeunes. Un exemple à suivre.



Quelle a été la teneur de votre discours aux joueurs à la mi-temps ?



– On ne menait que 3 à 2. J’leur ai dit qu’il ne fallait rien lâcher. Qu’on devait prendre le neuf en individuelle. Qu’on devait tout jouer devant. Qu’on devait oublier qu’il y avait 7 pots de fleurs derrière. Quitte à les laisser mourir de froid. Faut savoir faire des sacrifices. Résultat : on reprend la seconde par le bon bout, on les marque par des cocottes à l’ancienne et on décroche la timbale !



Des regrets sur ce match ?



– Un seul. Quand je vois Marre, notre pilier anorexique, pousser une énième charge, transpercer toute la défense et qu’on lui refuse l’essai pour un prétendu en-avant de passe signalé par l’arbitre de touche, j’en arrive à me dire que Dieu est injuste.



A propos, êtes-vous satisfait de la prestation de votre capitaine ?



– Comme dirait un poète montpelliérain, « j’parle pas des p’tites tafioles ».



Tout de même, il a encore...



– (il coupe) Il a encore quoi ? Il m’a encore fait rentrer à un quart d’heure de la fin, oui, alors que je finissais de compter mes points retraite ! Me faire ça à mon âge ! Il n'y a que les géorgiens que l’on fait jouer après 40 ans ! Et contre une équipe de marathoniens tout juste sortis de l’adolescence en plus.



Bon, et Danel, deuxième essai en deux matchs, ça vous inspire quelque chose ?



– Ca m’inspire... ça m’inspire qu’il joue à l’aile. Alors si c’est pas pour marquer des essais et concrétiser les efforts des gros, faudra me dire à quoi ca sert ! A surveiller les lignes de touche peut-être ? Franchement, j’ai surtout cru qu’on allait le retrouver sur l’aérodrome de Toussus le Noble, l’Antoine. Il avait tellement envie de percer qu’il était prêt à percer les filets qui entourent le terrain. Heureusement que Titi lui a gueulé « au sol » et qu’après 4 mois de conditionnement mental à l’entrainement, il s’est laissé tombé par réflexe et a scoré.



Alors, quels autres joueurs ont marqué des points à vos yeux ce weekend ?



– D’abord, faudrait voir ce qu’on appelle un joueur. Si c’est des avants que vous voulez parler, OK, ils ont fait le métier, en touche, dans les regroupements. Et puis, ils mettent quand même la moitié des pions par Dauriac, Chabannnes et le gros Maj, le bon, la brute et le truand ! Mais derrière, c’est des coquelicots, tout juste destinés à décorer le terrain, pas vraiment des joueurs. Non, moi ce que je voudrais, c’est pouvoir aligner 15 Phitos !



Mais il ne jouait pas...



– Ah merde. Qui c’était alors ?



Heu... Thomas Joubert ?



– (il s’éclaire) C’est ça ! La classe auvergnate : Bibendum avec les cannes de Rougerie ! 25 démarrages derrière la mêlée. Un coup à droite, un coup à gauche. Et bing dans la couenne du 10 en face. Un artiste...



Et si vous deviez mettre une note à ce match ?



– Oh hé, on n’est pas chez Standard & Poor’s là. Enfin disons que l’on mérite autant de A que dans « Implacables ». On envisagera une réévaluation de la notation le jour où on aura d’autres joueurs que des pochtrons et des queutards. Entre DSK qui se pointe comme une fleur à la mi-temps le temps de finir son orgie et Borloo qui continue de ronfler son pinard quand les copains l’attendent au pont de Sèvres, on est servis.



Justement, vous envisagez des arrivées lors de ce mercato d’hiver ?



– Non. Nos meilleurs transferts, ce serait de récupérer tous nos blessés au plus vite. Et puis Rodge aussi. D’ailleurs, j’en profite pour lancer un appel à tous les habitants de la région Rhône-Alpes : si vous croisez un grand blond dégarni qui vous offre des shooters, merci de nous le renvoyer à Buc, on voudrait bien le récupérer.



Après les propos de Mourad Boudjellal, un commentaire sur l’arbitre ?



– Je ne commente jamais l’arbitrage ! Mais puisque vous insistez… disons que le directeur de jeu a été brillant, ferme avec les joueurs et clair dans ses explications. Si toutes les semaines nous étions arbitrés ainsi…



Un dernier mot pour conclure ?



– N’oubliez pas de souligner l’excellent état d’esprit de la rencontre. L’engagement mis par les deux équipes. Et l’excellente qualité de la réception d’après-match. C’était la première fois que ces deux équipes se rencontraient et je crois qu’il y aura d’autres affrontements à l’avenir. Reste à ce que le public comprenne enfin l’intérêt de ces matchs et quitte en masse les stades du Top 14 pour venir nous voir. Bref, vive le Stade Léonien et vive les Implacables !





Propos recueillis par Guilhem.
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 Klingons Vs Implacables
Postée par majid le Tuesday 20 December 2011 à 11:12



vs



Match : Klingons Vs Implacables

Effectifs : 15 implacables et 25 K

Lieu : Massy Palaiseau

Météo : Vent-Froid-Grêle

Score : victoire des implacables 4 à 0



Bonne idée un match à Massy Palaiseau un vendredi soir de départ en vacances de Noël ! Embouteillages + temps hivernal = seulement 15 joueurs présents au coup d’envoi. Mais qu’importe, le plaisir de jouer l’a emporté sur les contraintes d’effectif et une belle victoire était au bout de l’effort. Cette semaine, pas de compte-rendu détaillé, mais juste les notes des joueurs et les commentaires. Comme dans l’Equipe, quoi !



Le joueur de la semaine :

Majid (10), un éléphant dans un magasin de porcelaine ! Un essai, une passe décisive, des déblayages à la limite de la requalification pénale, des charges de rhinocéros en rut. N’en jetez plus, le phacochère n’est jamais aussi puissant que quand le temps est humide et le terrain lourd. Les K hésitent encore pour savoir s’il faut le plaquer aux chevilles, aux jambes, au corps ou au cou… résultat, ils n’ont trouvé comme solution que de s’y mettre à 5. L’Agence Française de Lutte contre le Dopage l’a classé ce week-end dans le groupe cible des athlètes à risque…



Olivier M. (9) a débuté aux implacables en jouant à l’aile. Pour les besoins de la cause, il a joué tout le match à la pile… et s’est découvert un avenir insoupçonné à ce poste. Présent dans les rucks et en défense, il a épaté la galerie. Le seul d’entre nous qui ait le droit de revenir de congés avec 15 kilos de plus !



Pierre « Hut » Coquard (9) a débuté aux implacables en jouant au talon. Pour les besoins de la cause, il y joue toujours. Et bien. Dans la lignée d’un début de saison solide, il a été fort au combat et a marqué ses adversaires au fer rouge. Le rugby, ça se gagne devant. Un roc.



Phito (9). L’arrière-grand-père du pack a continué à montrer la voie aux plus jeunes. Enchainant les percussions comme d’autres enfilent les perles, Rokosogros vient d’être approché par la fédération géorgienne qui recherche de jeunes espoirs pour la coupe du monde 2016. Le trésorier des Implacables est néanmoins décidé à consentir un effort financier pour le retenir.



Antoine M. (9). La proximité d’Orly lui a fait gagner un nouveau surnom : l’aiguilleur du ciel ! Doté de bras à faire chialer l’orang-outan du Jardin des Plantes, il a écœuré le lanceur adverse qui ne savait plus comment atteindre ses sauteurs. Une orgie de ballons gagnés qui a mis toute l’équipe dans le sens de la marche.



Riton (9), blessé au dos dès le début du match, n’a pas pu donner (selon lui) toute la mesure de son potentiel. « Heureusement », pensent nos adversaires… Repositionné en 8, il a passé son temps à franchir la défense et parfois même la ligne. Une réalisation sur exploit personnel : pénalité vite jouée à la main pour lui-même, percussion, franchissement, re-percussion, feinte de passe (ah non), essai, bref un mec altruiste.



Titi (9) avait volé les pilules de Phito. Après avoir laissé son déambulateur au vestiaire, il a enfilé sa tenue de super-héros et a littéralement plané aux 4 coins du terrain. Des percées lumineuses et des placages désintégrants sont venus ponctuer une prestation de haut vol.



Damien (9), l’autre puceau du pack, a choisi le côté obscur de la force. Peu en vue dans le grand champ, et pour cause, il a fait le choix du sacrifice et a offert son corps comme premier rempart. Si le 8 adverse a progressivement choisi de ne plus partir au ras derrière sa mêlée, notre camarade y est pour beaucoup. Un match d’homme.



Romain (9, dans tous les sens du chiffre). Aboyeur, râleur, fédérateur, son match de vendredi plaide pour l’obtention de la nationalité basque. Il a rajouté à la panoplie du demi-de-mêlée une dimension physique qui en fait un neuvième avant, plus proche de Kelleher (à bien des égards...) que d’Elissalde.



Tib (9). A réalisé son rêve. Jouer 10. Commence donc à se rapprocher des numéros à 1 chiffre. Sauf s’il continue comme vendredi dernier. Une charnière efficace qui a su se jouer de conditions climatiques dantesques en insistant dans l’axe profond. Je crois même que son vis-à-vis en avait marre qu’il insiste, dans l’axe profond. J’me comprends…



Guilhem (non noté, pour d’évidentes raisons d’objectivité et de décence vis-à-vis de ses partenaires). Son nouvel essai, sa technique toute en finesse et ses innombrables chevauchées ballon en main n’auront pas permis de faire oublier un placage « légèrement » subi et un long moment pour retrouver son souffle. Cap’tain Ventoline !



Nico (9). Petit mais costaud. C’est ce qu’a dû se dire le massif second centre qui a choisi de le défier plein fer et s’est retrouvé le cul à l’envers. Une teigne en défense. Signe un gros match pour son retour parmi nous. Encore !



Antonin (9). Après avoir triomphé des transports en commun, il a prouvé sa pointe de vitesse au vestiaire (changé en moins de 10 secondes) et sur le terrain. Le genre de match qu’adorent les ailiers : combat sol-sol au centre du terrain, un peu de grêle pour finir d’anesthésier les doigts et, d’un coup, trois mecs qui arrivent lancés au moment où tu commences à sombrer dans les limbes de l’engourdissement et, là, faut pas se caguer. Ben, ça, il sait faire Antonin. Respect.



Antoine D. (10) est l’autre joueur de la semaine, pour ne pas dire du dernier quinquennat ! Des années qu’il tournait autour, en vrai renard des surfaces… Et au moment où on ne s’y attendait plus, paf, l’essai limpide de finisseur, au bout d’une combine huilée des gazelles. Idéalement lancé par son quinze, môssieur Danel a noblement allongé la foulée pour déposer son adversaire et plonger en paradis. Et maintenant que le compteur est ouvert…



Juju (9) s’est offert une nouvelle entorse du genou pour Noël. Après un début de match plus que prometteur à l’arrière, l’articulation a vrillé sur une action anodine. Soigne-toi bien et reviens nous vite. Une blessure qui ne l'a pas empêché d'être solide au bar en revanche !



La surprise de la semaine :

Guigui D. a profité d’un vendredi de libre pour venir jouer le dernier quart d’heure du match. Le temps d’enfiler une percée, un passe déc’ et une paire de bières, on a retrouvé ce qui a fait toute son importance aux implacables : l’élégance et l’efficacité.



Mille mercis à nos adversaires du jour pour la qualité de leur réception : on a eu la chance de fouler l'impeccable pelouse du terrain d’honneur, d’ordinaire réservé aux joutes de la fédérale 1 ; la sportivité des Klingons les a poussé à nous prêter deux joueurs, et non des moindres, en cours de rencontre pour pallier notre insuffisance ; l’apéro et la paëlla d’après-match, enfin, ont été particulièrement appréciés. Voilà une première rencontre qui en appellera d’autres. Merci enfin à nos 2 vaillants supporters, Hannibal et Pierrot.



Vive les Klingons !

Vive les Implacables !

Et bonnes fêtes à tous !



Guilhem.
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 Match Virage des dieux VS Chicons VS Implacables
Postée par majid le Tuesday 20 December 2011 à 11:00



VS



VS



Effectifs : 15 implacables, 25 dieux du stade, la moitié de la population du Nord
Météo : humide tendance mouillée
Terrain : Stade de France (hééé ouais !)

Si certains voulaient savoir pourquoi jouer en folklo est un des grands pieds de la vie, il fallait être samedi matin sur le stade d'échauffement du Stade de France où nous avaient invités nos amis des VDD pour un petit tournoi triangulaire.

Une organisation aux petits oignons, une ambiance conviviale, un site prestigieux, des adversaires exotiques, bref tout était réuni pour une belle matinée de jeu. Seul point noir, le nombre limité de joueurs implacables, 15 d'entre nous seulement ayant répondu présents. En revanche, aucun de ces 15 vaillants ne regretta une seule seconde d'avoir bravé les intempéries et les difficultés de stationnement, tant les résultats obtenus dépassèrent nos espérances initiales.

L'avantage à 15, c'est que l'équipe est facile à faire et nous débutâmes le premier match avec la compo suivante :
Première ligne : Monf, Maj, Olivier
2èmes barres : Phito, Antoine
3èmes lattes : Alban, Thomas, Titi
Morpions : Pablo et la Moufle
Bôgosses : Charpi et Guilhem
Wingers : Damien et Juju
Fullback : Glenn
Et c'est parti pour 2 matchs de 40 minutes !

Nous commençons par les VDD, nos hôtes du jour. Ils sont nombreux, ils sont grands, ils sont jeunes, ils ont des maillot connus. Résultat : on sert les fesses et les rangs et, comme souvent, c'est dans cette situation que l'on sort un bon match. La rencontre est équilibrée, ça joue dans le petit périmètre, mais dès les premiers ballons, on sent que les implacs sont dans un bon jour. Les gros mettent la main sur le ballon, l'ami Ben, dit la Moufle, commence son festival de percées, derrière ça suit à deux cent à l'heure. Logiquement, ça va à dame et c'est Olivier qui, préalablement chauffé par un vigile psychologue de Leroy Merlin, se charge d'exécuter la sentence, en finesse comme vous vous en doutez.
Damien pour son premier match avec nous est à la conclusion du second essai, limpide réalisation des gazelles avec sautée premier centre, percée du 15, retour inter de l'ailier.
Le score est clos par Antoine M., dit le doc, maître des déplacements sur surface plane et de l'occupation verticale de l'espace aérien, venu promptement au soutien d'un Thomas fracassant, dont les démarrages derrière les mêlées hantent dorénavant les nuits des flankers adverses.
Ca me fait bizarre de l'écrire, mais tout a bien fonctionné : conquête dans les rucks et en touche, enchaînements rapides entre gros et 3/4 (faut dire qu'avec Pablo et Ben à la charnière, c'est difficile de faire plus vif), combinaisons qui passent, défense intraitable... Seule la poisse récurrente des blessures continue de nous coller aux basques : Glenn y a laissé une clavicule, Alban une cheville et Charpi un peu tout ! La trêve des confiseurs va faire du bien et nous vous souhaitons à tous un prompt rétablissement.
Score final : 3-0

Un quart d'heure de pose et nous débutons le match contre les Chicons avec 13 implacs valides (Charpi s'étant miraculeusement remis de sa première blessure, avant d'en contracter une deuxième !). Nos adversaires nous prêtent un ailier et les VDD deux avants, les excellents Arthur et Allistair. Merci à eux, j'espère qu'ils ont pris autant de plaisr que nous.
Décrire cette équipe des Chicons relève de la gageure : des hommes (et des femmes et des enfants...) capables de partir à 6 heures du mat, en car, du fin fond du ch'nord (les Weppes entre Lille et Lens), les malles chargées de cubis de mojitos et de caisses de bières, pour revêtir d'improbables maillots fluos, des perruques et des masques et aller combattre plaine St-Denis en plein mois de novembre méritent d'être connus !
Quand on a vu qu'ils étaient trente et que le plus fin était taillé comme Majid, on s'est dit que ça allait être pénible... Et puis, alors que le match allait débuter, ils se sont regroupés sur la pelouse, nous ont défié du regard et... ont exécuté un Haka désopilant. Les implacs, pris de court, ont réagi comme l'aurait fait tout français confronté à la noire terreur des combats primitifs... nous avons formé le V de la victoire et nous sommes fièrement avancés, le torse bombé et le rire aux lèvres, à la rencontre de ces étonnants ovnis rugbystiques.
La rencontre fut, côté implac, un grand moment de cohésion et de plaisir ovale, tout le monde ayant joué à un super niveau d'intensité, de solidarité et de combat.
Les essais se sont enchainés des deux côtés : Ben a planté deux banderilles, Monf a conclu une série d'enchainements au ras par une charge de bufflon, Thomas s'est offert un essai solitaire en mode Rodge, Phito a flirté le long de la touche pour marquer dans un mouchoir de poche et j'ai complété la marque d'un doublé.
Les Chicons nous ont offert du beau jeu, allant deux fois conclure leurs actions dans notre en-but. Nous fûmes plusieurs fois au bord de l'asphyxie, mais toujours nous avons su trouver les ressources nécessaires : le 2nd centre adverse continue de rechercher les côtes que Titi lui a prélevé sur le terrain ; Olive a déployé un talent très "italien" pour nous permettre de récupérer et Phito, sentant le jeu s'emballer, a préféré calmer les esprits, agrémentant sa performance rugbystique d'un large crochet du droit.
Bref, il fallait voir les sourires et les accolades finales pour comprendre que nous étions tous fiers de ces bien beaux matchs et de ces nouveaux souvenirs.
Score final : 7-2

Le joueur de la semaine : Phito
La machine à percuter. L'enfer du Nord. Rokosogros... Les qualificatifs manquent face à une prestation majuscule. Atteint du syndrome de Benjamin Button, l'inoxydable poutre du pack atteint aujourd'hui une vitesse de pointe de 30 km/h et parcoure en moyenne 47 km par match... Son objectif : une première sélection à 45 ans en ouverture du Tournoi des 6 Nations !

La surprise de la semaine : la Moufle
A peine revenu du golfe persique, Ben est venu nous faire admirer son bronzage et sa vista inégalable. Notre trésorier étudie en ce moment la possibilité d'acheter à moindre coût un aller-retour hebdomadaire Abu-Dabi / Paris... Merci à toi.

Vive les VDD !
Vive les Chicons !
Vive nous !

Guilhem.
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 Match Voltigeurs VS Implacables
Postée par majid le Tuesday 20 December 2011 à 10:50



vs




Matin, nous nous levâmes pour aller affronter,
Au Haras Lupin, d'une froide matinée,
Tous de bleus vêtus, quelque soit le côté,
Certains voltigeurs du Stade Français...
Hélas, c'est une défaite que je vais vous conter.

Depuis le vestiaire où nous étions groupés,
Emanait le souvenir des matchs déjà joués,
Systématiquement durs et trop rarement gagnés.

Irrémédiablement le match est "engagé".
Mêlée, touches et rucks farouchement disputés
Permettent à chaque équipe de faire planer
La menace d'un essai sur le camp opposé.
A l'allant visiteur, les locaux répondaient
Casques en avant et langues déliées.
Approchant notre en-but, leurs gros insistaient, et
Blanche de Castille l'estoc nous portait.
Las, ce vil essai n'était pas le dernier...
Et la défense implac ouvrait grand ses volets
Signifiant au 10 le chemin du succès.

Citrons venus, 2-0, les Implacs sont menés.
Outrés, nous échangeâmes sur la première moitié
Nulle et non avenue que nous avions torchée.
Tout le match, cependant, il faut le constater,
Rares furent les moments où nous avons joué
Ensembles et au niveau de notre qualité.

Le sémillant arbitre qui nous a dirigé,
Exerçant ses talents de joueur de sifflet,
Signala la reprise des hostilités.

Vifs, au second acte nous allions débuter :
Otant des mains adverses la gonfle convoitée,
L'Alban, du pack entier à la barbe et au nez,
Traversait le terrain et envoyer pointer
Inévitablement le Glenn, en position d'ailier.
Gourmands et maladroits, nous luttions mais les
Erreurs commises en nombre nous pénalisaient.
Un ultime contre volti, cruel, nous achevait.
Résultat 3 à 1, seul revers de l'année,
Souhaitons-nous surtout que ce soit le dernier.

Vive les Voltigeurs !
Vive les Implacables !

Guilhem.
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 TRUC VS Implacables
Postée par majid le Monday 19 December 2011 à 14:29



VS



N’ayant point le goût à faire un compte-rendu à la sauce Midol et, mois de novembre oblige, le temps étant aux commémorations de toutes sortes, le résumé du match qui nous opposa ce samedi aux solides TRUC rend hommage au regretté Georges B. qui nous a quitté, bien contre notre gré, il y a aujourd’hui 30 ans.



Et pour joindre l’utile à l’agréable, les Implacables, toujours à la pointe de l’innovation rugbistico-culturelle, vous proposent cette semaine le premier compte-rendu en forme de jeu-test !

Règle du jeu : retrouvez dans le résumé, au contenu bien sûr fidèle à la réalité de la partie, le nombre exact de chansons de Brassens dont le titre a été inséré. Retournez votre coupon-réponse à board@implacables.fr et gagnez l’un des magnifiques lots suivant :

- Pour les Implacs actifs, une place de titulaire contre les Voltigeurs ;

- Pour tous les autres (y compris nos amis lecteurs des TRUC et de l’AFFR), une entrée gratuite à la prochaine soirée des Implacables.



C’est parti !



Effectifs, météo et jardinage : 21 Implacables, un paquet de TRUC, le vent absent, le soleil au rendez-vous, et toujours le miracle horticole : une moquette qui ne laisse pas de place à la mauvaise herbe ni à la boue. Les conditions étaient réunies pour une partie réussie. Et elle le fut.



Point toujours positif depuis le début de la saison, l’état quantitatif des troupes vêtues d’azur, même si, niveau expérience, c’était le grand écart entre Yom, dit grand-père, ou l’ancêtre Phito, 7 812 sélections à eux deux chez les Implacables, et Olivier M. et Jérôme qui étrennaient pour la 1ère fois le tricot bleu, qui leur allait d’ailleurs très bien. Statistique notable, quatre-vingt quinze pour cent des joueurs qui commencent chez nous par une victoire finissent par perdre un jour. Souhaitons à nos nouveaux que ce soit le plus tard possible.



Pour une fois que la moitié de l’équipe n’était pas à la chasse aux papillons au moment du coup d’envoi, on a enfin pu rentrer « efficacement » dans la partie, c’est-à-dire à grands renforts de tronches et d’épaules. Cependant, nos velléités étaient vite douchées par un arbitrage, certes fédéral, en tout cas fort tatillon sur des points de détail du règlement comme la règle plaqueur-plaqué, l’entrée par l’arrière (la meilleure !) dans les rucks, l’interdiction des plaquages hauts… bref des barrières superflues à la libre expression individuelle et collective.



Le combat était féroce pour la conquête du ballon, non sans rappeler la guerre de 14-18, et chaque équipe disposait alternativement de périodes de domination. C’était indécis et les défenses prenaient le pas sur la capacité à envoyer un gros volume de jeu. En tout cas, le temps passé à l’entraînement à répéter rucks et touches commence à porter ses fruits, la « présence » des gros dans les zones de conquête permettant une moisson importante de munitions.



La ronde des jurons et des coups bas continuait au point que l’arbitre expose le blason rouge à la face d’un deuxième ligne adverse dépité. Notre pizzaiolo justicier l’accompagna un temps visiter les bas-côtés, ce qui permit à Phito de s’exercer, en situation réelle, au lancer en touche… Un court instant, le fantôme de Bolet traversait le terrain, avant que le mauvais sujet repenti reprenne sa place au talon. Les 10 minutes à 14 contre 14 suffirent à refroidir les enthousiasmes, et si la partie resta virile jusqu’au bout, elle finit de se dérouler dans un excellent état d’esprit.



Si le jeu était globalement équilibré, les occasions se multipliaient des deux côtés, mais, sauf le respect que je vous dois, je laisserai le soin à nos valeureux adversaires de narrer comment ils réduisirent parfois au silence le chœur écossais des implacables supporters. Je préfère, quant à moi, me concentrer sur les temps forts de la blue team.



Premier tournant, le gorille auvergnat qui nous tient lieu d’entraîneur étant venu offrir sa force, et ses yeux à l’occasion, à la virulence des avants adverses, sa rentrée sur le pré fut près d’aboutir au premier essai, sur une charge éléphantesque dont il a le secret. Malheureusement, un pied, un bras, un rein, que sais-je, l’empêchèrent de débloquer les compteurs.



Le temps ne fait rien à l’affaire, nos traditionnels excès de précipitation, alors que nous campions parfois près de la zone de vérité, ont abouti à un nombre trop élevé d’en-avants, la traitresse balle filant régulièrement entre les doigts du bonhomme prêt à franchir le dernier TRUC.



Quant à moi, je suis un voyou, j’ai délibérément omis de répondre aux appels pressants de Riton, pour aller m’emplâtrer petit côté dans un gros TRUC, gâchant par là une belle occasion d’essai. Du coup, je me suis fait tout petit le restant du match, pour éviter les foudres de mon centriste camarade.



Finalement, Henri, le fossoyeur des espoirs adverses, ne cessant de créer de nouveaux gestes, nous gratifiait d’un « en-avant-passe-au-pied-involontaire-mais-décisive », suivait sa propre invention et filait aplatir dans l’en-but l’essai de la victoire à quelques 10 minutes du coup de sifflet final. Le score n’évoluait plus en dépit des coups de boutoirs des jaunes et noirs, et le match se concluait sur une petite victoire (1 à 0).



Point noir, l’hécatombe de blessés ne nous a pas épargné cette semaine encore, avec une dominante « démontage de cheville » qui j’espère, ne nous privera pas trop longtemps de David et Philippe (bon rétablissement les gars !).



Au rayon du caviste, il est généralement d’usage que le bistrot soit ouvert après le match… J’ai constaté aujourd’hui qu’un mécréant avait zigouillé le vin dès avant le retour aux vestiaires. Heureusement, la bière prise avec nos adversaires au soleil venait récompenser une bien belle matinée.



Merci également à nos fidèles supporters, Romain, le pornographe en chef, accompagné du fruit de ses œuvres, Alex « Don Juan » Planet et le modeste mais indispensable Hannibal. Le kop des furieux était enrichi cette semaine de la famille Barnoud, presqu’au grand complet, les mamans, les boiteux, les rejetons… et du papa de Tib, venu en voisin admirer la pointe de vitesse du fiston. Merci à vous.



Au final, j’espérais de ce match qu’il n’y aurait rien à jeter et qu’on allait leur mettre la fessée, mais finalement il s’en fallut de peu que nous enregistrions notre première défaite de la saison. C’est donc toujours les copains d’abord aux Implacs, mais il y a encore du boulot pour que les trompettes de la renommée se fassent entendre au-delà de Buc…



Vive les TRUC !

Vive les Implacables !



Guilhem, centre chansonnier.
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  Cocks of the tiger 3/2
 
Prochains Matchs :
 
  Stade Leonien 14/01
  Frogbeef 28/01
  Princes d'Ovalies 11/02
  Box Ernest 10/03
  Tempetes 17/03